Visite à la ferme de Patrick

Nous étions 9 ce jeudi 4 juillet, répartis dans les voitures d’ Antje et de Denis à braver la chaleur estivale pour nous rendre chez Patrick, plus exactement à La Penne sur Ouvèze où ce dernier nous accueillait avec un café.

Nous voilà partis pour une balade d’une heure 30 dans les Baronnies vallonnées, entre les champs d’abricotiers et d’oliviers durant laquelle Patrick va nous expliquer avec patience et gentillesse tous les détails techniques ,agrémentant son récit d’anecdotes sur l’histoire du hameau et de sa famille.

Il précise qu’il a lui même planté tous les abricotiers de la ferme familiale, environ 500 à l’hectare, chaque arbre bénéficiant de 16 mètre carrés, plantés en quinconce,  qu’il a du forer à 70 m dans cette terre argileuse pour trouver la roche et donc l’eau.

Les parcelles cultivées en bio sont dispersées, étagées entre 300 et 450 m d’altitude, elles sont plantées de différentes variétés en fonction de leurs avantages en terme de goût, de maturité précoce ou tardive, de résistance aux transport.

Leur nom : Perle cot, Orangé de Provence, Harogem, Bergeron, Berga rouge, Flavor cet.

Dans son exploitation, il doit faire face à toutes sortes d’aléas :

  • le gel cette année, la récolte sera de l’ordre de 6 tonnes au lieu de 30 !

  • les prédateurs de toutes sortes : lièvres, sangliers, chevreuils contre lesquels plusieurs moyens sont mis en œuvre pour les éloigner, de la musique … jusqu’à des coups de canons à gaz !

  • le capnode, ce coléoptère qui creuse des sortes de galeries dans le bois des arbres, et perturbe la bonne circulation de la sève pouvant aller jusqu’à la mort de l’arbre.

  • l’Enroulement Chlorotique de l’Abricotier, une maladie de dépérissement causée par un champignon propagé par un insecte vecteur, (le psylle Cacopsylla pruni).

Cultivant en bio, il n’emploie que du sulfate de cuivre à raison de 160 grammes à l’hectare (en non bio il en faut plus du double) , tout traitement est arrêté 21 jours avant la récolte.

La cueillette se fait à la main entre 6 heures du matin et midi, Patrick y participe aidé de 5 personnes. Elle s’échelonne sur 2 mois environ. Les abricots sont d’abord récoltés précautionneusement dans un panier d’une contenance de 5 à 8 kgs, vidés dans une caisse , puis acheminés vers le hangar pour le tri manuel, le calibrage et le rangement en cagettes de 5 kg qui seront ensuite entreposées dans la chambre froide.

Cette très belle leçon de choses s’est poursuivie par un pique nique sur la terrasse sous la vigne vierge avec les pizzas faites par la maman de Patrick, le gros pain du boulanger local, la pissaladière, le gaspacho vert et les diverses salades ,avec au dessert : des abricots du jardin!

L’après midi s’est terminée par une démonstration de tri et de calibrage avant de caser dans les 2 coffres de voiture, les 30 caisses d’abricots destinées aux amapiens de La Ciotat et de Ceyreste.

De l’avis de tous, ce fut une très belle journée peut-être à renouveler à la saison des abricotiers en fleurs! Il nous reste une grande partie de son oliveraie à découvrir également !

Merci à Patrick pour cette belle journée champêtre.

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